A l'origine, quelques extraits de ma vie de prof de français langue étrangère... rentrée en France après 5 ans à l'étranger (Pologne, Mexique, Bangladesh et Laos), 5 ans comme prof de "FLI" dans une asso pour l'accompagnement de réfugiés, je suis maintenant formatrice en remise à niveau dans un Centre de Réadaptation Professionnelle.
20 Octobre 2013
Parce que j'ai vu cette affiche à la maternité avant la naissance d'Arthur,
Parce que j'ai toujours eu envie de donner quelque chose... mais que je ne peux pas faire de don de sang parce que je pèse moins de 50kg,et que je ne vais pas créer un accident juste pour donner mes organes plus vite,
Parce que je suis pour que les gens qui veulent des enfants puissent en avoir - et même si je pense que l'adoption est une super solution,
Parce que j'ai beaucoup aimé être enceinte et que j'adore être maman - même si je suis KO parce qu'Arthur ne fait pas encore ses nuits à 8 mois et demi,
Parce que j'ai des copines qui ont galéré pour avoir leur premier bébé,
Parce qu'il y a un hôpital-centre de dons juste à côté de chez moi (800m!),
J'ai décidé de devenir donneuse d'ovocytes.
Du coup, j'ai pris mon premier rendez-vous quand Arthur n'avait que quelques mois, justement parce que j'étais en congé maternité, que je savais que je prendrais un mini congé parental, et que je pensais donc que j'aurais le temps.
A ce premier rendez-vous, j'ai été reçue par une gynéco qui m'a informée des tenants et des aboutissants de ce type de don, et elle a pu répondre à toutes mes questions... la première étant "est-ce que c'est possible pendant l'allaitement"? Réponse: "non". Je me disais que j'arrêterais d'allaiter Arthur à 6 mois. Le don a donc été planifié pour le mois d'octobre.
Ce premier rendez-vous a directement été suivi d'examens de santé: prises de sang, échographie, pour voir si j'étais "en condition" pour effectuer le don. J'ai été un peu suprise de me retrouver si vite sur une table de gynéco, mais finalement, cela semble juste logique.
J'ai ensuite eu un rendez-vous avec un généticien, qui m'a posé des questions sur toute ma famille pour voir s'il n'y avait pas de maladie génétique de quelque sorte que ce soit. Et enfin, avec une psychologue, qui m'a dit de la rappeler si je commençais à avoir des rêves étranges - apparemment ça peut perturber d'imaginer la moitié de son patrimoine génétique en train de se balader sans qu'on sache où. Mais à ce moment-là, j'étais plutôt en train de me poser des questions sur mon retour au travail - et Arthur était en train de passer sa première matinée sans moi, à refuser catégoriquement de boire son biberon.
Normalement, j'avais rendez-vous à la rentrée pour tout mettre en place, mais comme j'ai continué d'allaiter, le don va être repoussé. J'espère que je vais réussir à aller jusqu'au bout, mais en tous cas, je suis motivée!
La suite au prochain épisode...