Voilà, ça fait presque
une semaine que je suis rentrée à Paris, et j'ai pas mal de trucs à faire avant et pour mon
tour de France à vélo. J'ai un nouvel ordi et pas de numéro de téléphone: j'en ai commandé un par Internet (plus
intéressant que dans une boutique "réelle") et j'attends mon colissimo tous les jours. Au Laos, c'est quand même beaucoup moins cher et beaucoup plus simple. On achète une carte SIM pour deux
dollars, on la met dans notre téléphone qui n'est pas bloqué, on a un numéro de téléphone, et on peut appeler les gens directement. Mais bon, chuis en France, hein. Alors je paie une carte SIM,
puis je dois envoyer des tas de papiers différents, puis attendre un courrier avant de pouvoir téléphoner. Ca prend une semaine. Gaaaaaah.
Pour continuer avec mes
problèmes de réinsertion, après deux ans avec des
chaussures ouvertes, des sandales, des tongs, les pieds à l'air, c'est dur de se remettre aux chaussures
fermées, étriquées, étouffantes et aux chaussettes, et je me paie d'horribles cloques à l'arrière des deux pieds. Au début, j'ai nié le froid et je me suis obstinée à porter mes tongs, mais il a
fallu que je cède pour ne pas me retrouver les pieds gelés. Il fait un peu moins de 20°, c'est l'horreur, vous imaginez!! Par contre, vu qu'à aucun moment je ne dois porter de casque, mes
cheveux retrouvent leur liberté, leur fraîcheur, leur joie de vivre, tout ça dans la pollution et les mauvaises odeurs des rues parisiennes. Mais bon, Paris, c'est joli, quand même.
Je ne me fais pas non plus au
soleil qui se couche à 22h30 - d'ailleurs, même en l'écrivant, j'y crois pas! - et hier soir, par exemple, on avait rendez-vous à 18h30 pour voir José jouer
de la batterie avec son groupe pour la fête de la musique, et même après avoir bu un pot en attendant qu'il commence, après avoir vu tout le concert, j'étais persuadée qu'il était 19h, parce que
le soleil était haut dans le ciel. Il m'a fallu scotcher 5 minutes sur ma montre pour réaliser qu'il était 21h30 et mon estomac, qui a eu le déclic au même moment que mon cerveau, a soudainement
eu faim. Donc on est tous allés manger à la Maison des Tartes, trop bon.
La
Fête de la Musique, donc, trop bien. Déjà, c'est mon jour préféré du monde de l'année, et ça fait deux ans que je l'ai plus ou moins raté...parce qu'à Vientiane, c'est le Centre de
Langue qui l'organise, donc c'est juste une petite scène. C'est déjà bien, hein. Mais c'est frustrant!!

Avec Juliette, on a commencé par vouloir aller voir mon cousin et sa
Fanforale du Douzebekistan dans le 19e. Manque de chance, il
ne jouait pas avec eux ce jour-là (et je suis certaine que c'est ce qui explique qu'ils étaient pas très motivés et pas très animés). La fanfare d'après, les
Rillettes de Belleville (bon, leur site est en construction, mais vous pouvez les voir
là), était absolument super: interaction avec le public, inventivité (ils ont quand même réussi à faire "Move It" version
fanfare!!), salopettes roses et tenues de bouchers... Et c'est après ça qu'on est parties retrouver José and Co au bas de la rue Mouffetard. José assurait grave à la batterie, c'était
impressionnant!! Ensuite, on a fait un petit tour de quartier, et on a vu Systema, qui faisait du gros métal bien lourd, et derrière eux, un groupe qui jouait "The Dark Side of the Moon" de Pink
Floyd, vraiment très bons.
Ensuite, on a voulu rejoindre Dine, qui était avec les
Josettes Noires dans le 3e (et donc plus près de l'appart),
mais en la cherchant dans le dédale des rues (ok, c'est cliché...) derrière le Carreau du Temple, on a entendu un riff... et un éclat de voix... C'est pas M?!? On savait que la mairie du 3e
organisait un concert avec un invité surprise, et Juliette pensait qu'ils ne dévoilaient pas le nom parce que c'était sûrement une tête d'affiche. Donc on s'est approchées et si, c'était M!!! Le
truc, c'est qu'on est arrivées derrière la scène, il était 23h et il avait l'air de dire que ça allait être bientôt fini. Et comme on y voyait même de là où on était, on a choisi de rester. En
fait, il a fini le concert et fait plus d'une heure de rappel, en faisant monter les musiciens du groupe d'avant sur scène, c'était juste trop bien. Et sur le chemin vers l'appart, on a croisé
deux mecs et une bouteille de blanc qui nous ont demandé si Odéon, c'était bien par là... euh, oui, mais alors très loin!
Donc là, il me reste une semaine pour finir/commencer mon rapport de fin de mission, finir mon travail sur le Français du Secrétariat, m'inscrire au chômage histoire de faire monter les chiffres
(et parce que je suis *réellement* au chômage), acheter un vélo et tout l'équipement, planifier plus clairement mon tour de France, et voir tous les gens que j'ai envie de voir. Ca fait
beaucoup!!!
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