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=  Sabaydi! (= "Bonjour" en laotien)
J'ai ouvert ce blog il y a au moins 3 millions d'années, au Mexique, je n'y ai rien posté depuis le Bangladesh, et je me suis pas mal rattrapée au Laos...donc je lui laisse les couleurs laotiennes.
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...Bon, ben over-blog me laisse moins faire la maline: il veut pas insérer ma vidéo, donc vous aller devoir cliquer sur le lien qui vous enverra sur youtube...

Donc si vous cliquez, vous pourrez avoir la joie, le bonheur, que dis-je? l'honneur! de me voir en train de faire une démo de Capoeira.

Mais gardez à l'esprit que quand cette vidéo a été filmée, j'en faisais depuis pas trop longtemps... et maintenant, je suis nettement meilleure! (euh... pt'être pas, en fait :)   )

Vous devinerez facilement que je suis tout à gauche. Au milieu, c'est le maistre, Antoine, et à droite c'est Reeve, qui revenait grippé d'un voyage...
Vendredi 25 juillet 2008 5 25 07 2008 12:22
- Publié dans : Laos
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OK, ok, je sais que j'ai déjà parlé en mal de Vang Vieng. N'empêche: les paysages sont très beaux, et ça peut être la seule raison de devoir affronter les affreux touristes qui se baladent en bikini ou caleçon sans aucun problème... comme si toute la ville était une piscine municipale...soupir...

Bref, j'y suis allée avec Pénélope le week-end dernier, et à peine arrivées, je me suis fait mordre par une affreuse et méchante petite chinoise dans un magasin pendant que ses parents s'engueulaient comme du poisson pourri... et j'ai encore un bleu!!!!! En fait, je faisais l'abrutie avec elle dans les étalages (elle marchait sur les chaussures, trop drôle!!), et d'un seul coup, elle est tombée, je l'ai rattrapée par la taille, elle m'a chopé le bras, et m'a planté les dents dedans!!!

Quelle truie! Péné était morte de rire, évidemment... (bonjour la compassion!!) du coup, on a passé la soirée affalées devant Friends dans un restau, comme tous les backpackers moyens... faut dire qu'il pleuvait à seaux, aussi, hein. La preuve: ce beau ciel menaçant...


Avant d'aller nous affaler sur les canapés et manger une pizza particulièrement immonde, on a quand même fait un petit tour de moto avec nos belles capes de pluie hyper fashion pour aller voir les magnifiques paysages qui font oublier les affreux backpackers indélicats... là, ce sont des rizières en terrasse qui viennent d'être plantées, donc c'est un peu boueux:



Le lendemain, on a loué une moto pour faire un grand tour avant de repartir à Vientiane en pick-up-qui-conduit-comme-un-malade... D'abord, on a posé la moto en bas d'une montagne pour aller voir les grottes bétonnées qu'il y avait dedans.

Sur le chemin, j'ai rencontré Marguerite, qui était enceinte: super sympa, mais un peu collante!! Elle m'a suivie pendant un tout petit bout de temps, ce qui faisait délirer la japonaise derrière, là... et la mare que vous voyez derrière est bien bleu-bizarre...ça doit êttre à cause d'un minerai X ou Y, genre soufre ou fer (mais je suis pas scientifique, donc si, parmi vous, quelqu'un a une explication plausible...)(et non, c'est pas de la pollution!)


Après avoir escaladé des escaliers raides comme des queues de pelles (euh...non, ça doit pas être ça...qui tombaient à pic?....non plus... bref, pas hyper rassurants), avec des petites filles qui vendaient de l'encens et des fleurs pour faire des voeux et des offrandes en plein milieu des marches, et qui n'avaient même pas peur de tomber, on est arrivées dans les grottes, qu'on a explorées vaillamment...

Le dédale des couloirs menait vers quelques endroits sacrés (où on a fait brûler notre encens) et sur un point de vue sur le paysage en bas de la montagne... ce qui donne à peine l'impression d'être dans du gruyère!!



Bon, c'était vraiment beau en vrai... là, ça fait un peu mare de boue géante. Mais la Nam Song (la rivière au premier plan) était sortie de son lit, il pleuvait continuellement... d'où les gouttes sur les photos de Péné, aussi.

Après cette belle vue, on est redescendues et on a voulu explorer la jungle derrière la mare bleue et, en marchant (en tongs, bien sûr), je me suis fait piquer les pieds par ce que je croyais être une ortie super puissante...et en fait c'étaient des fourmis!!! Elles essayaient de me manger toute crue, comme l'affreuse petite chinoise!!! Donc on est reparties en courant, puis à moto (avec un arrêt-toilettes hyper dangereux avant: juste devant, il y avait des canards qui me menaçaient et ne voulaient pas me laisser passer... mais qu'est-ce que j'ai fait???).
On a continué en s'éloigant de Vang Vieng, puis on a pris la première route goudronnée qui partait à droite et là...oh miracle, on a vu des éléphants... trois éléphants un peu comme les Trois Ours, avec Péné qui a voulu jouer à Boucle d'Or (quoique je suis pas certaine que Boucle d'Or soit allée tâter les biceps de Papa Ours...).



et après, on s'est un peu perdues dans les chemins, on est tombées dans une carrière pleine de tractopelles (???..si si!), on a vu des dames planter du riz, et elles nous on invitées à le faire avec elles...



...on a refusé poliment, et on est reparties... La route était toujours aussi jolie, mais manquait cruellement de voie d'accès visible pour retourner à Vang Vieng prendre notre pick-up/jumbo pour Vientiane à temps... J'ai fini par demander notre chemin à des petits garçons qui gardaient un champ, et on a fait demi-tour pour reprendre une route qui partait sur la droite et qu'on avait snobée.

Cette route menait tout droit vers un pont en bois tout vermoulu gardé par des petites filles qui en ont barré l'entrée quand on est arrivées:  péage! 5000 kips! J'étais franchement pas rassurée de passer en moto à deux sur un truc de pas plus d'un mètre de large avec les planches qui grinçaient et bougeaient, mais quand on n'a pas le choix... j'me suis lancée, avec des sueurs froides glaçantes dans le dos... gaaaaah!!! On est arrivées au bout sans tomber!! Je croyais que ce serait ZE épreuve de la journée, mais non.

30m plus loin, on a failli rester embourbées dans de la boue, et c'est un vieux monsieur avec un énorme sac (certainement de riz) sur le dos qui nous a dit où passer avant qu'on s'enfonce complètement: avec toute l'eau, pas facile de voir où est le moins profond, à moins de connaître la route... En plus, ça faisait déjà bien 3h que je conduisais, j'en pouvais plus... Du coup, on lui a transporté le sac sur la moto, pour le remercier de son aide précieuse.
 

Je croyais encore une fois avoir passé la plus dure épreuve avant d'arriver à la suivante: une flaque de boue tout simplement gigantesque... on est entrées dedans courageusement, et là, en plein milieu, on avait de l'eau jusqu'aux cuisses, la moto s'est arrêtée!!! Comme on avait quand même pied, je l'ai poussée jusqu'au prochain îlot (milieu de la photo) et, en descendant de la moto dans la flaque, ma claquette est restée collée dans la boue!!

La grosse flaque (non, c'est pas une rivière!!):

Sur l'île-du-milieu-de-la-boue, j'ai réussi à faire redémarrer la moto (soulagement!!) avant de partir à la recherche de ma claquette chérie... en vain... :((((



...il restait donc la deuxième partie de la flaque à traverser. En conduisant pieds nus. Heureusement, un tracteur est arrivé en face et nous a montré la voie à emprunter...parce que vous voyez, là, juste devant la moto, c'était quand même pas très évident:





Là, dans la cariole avec les petits, c'est du riz en gerbes prêt à être replanté...

Au virage après la grosse flaque, y'avait un magasin qui réparait les motos et vendait des claquettes, j'imagine qu'ils ont dû en voir pas mal, des comme nous... donc j'ai racheté illico une paire de claquettes, me suis débarrassée de ma vieille tong orpheline et béante, et on est reparties sur une route plus stable...

  ... jusqu'à la dernière épreuve avant d'arriver à Vang Vieng: un dernier pont en bois...mais avec une structure métallique quand même...juste après, c'était Vang Vieng. Juste avant la sortie du pont, on s'est étalées comme des crêpes par terre... mais pas de blessures ni rien, on a acquis de bons réflexes avec toutes ces épreuves (si c'est pas de la morale, ça).

Les gens ont dû se demander pourquoi on a hurlé "Youhouuuuuuu!!! C'est finiiiiii!" dès qu'on a passé la ligne d'arrivée du pont, mais franchement, j'aurais pas tenu une demi-heure de plus. Et on aurait raté notre pickup, en plus... Une dernière prise de vue avant le coucher du soleil, depuis le pickup...


Les photos sont toutes de Pénélope. Merci miss!!

...et vous pouvez les retrouver dans cet album photo!
Mardi 15 juillet 2008 2 15 07 2008 16:15
- Publié dans : Aventure
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Karaoké
Ici, les gens qui partent font généralement un nombre quasi incalculable de fêtes de départ, le maximum ayant été atteint par un certain chef d’entreprise, qui a mis trois semaines à se décider à partir au Vietnam, c’est-à-dire pas loin du tout. Avec fête tous les soirs, où il payait les verres à tout le monde, mais bref. Et leurs fêtes de départ à eux ne finissent généralement pas en incendie, ce qui est plutôt cool pour eux.
Comme ça, donc, j’ai un pote qui a fait deux soirées de départ de suite, une chez lui avec pas grand monde (un mercredi soir, aussi, quelle idée), des tonnes à manger, et des trucs trop bons, en plus (Tom Yum : soupe de curry de coco, mmmmmh… et des nems trop bons… et aussi plein d’autres trucs que je vous ferai goûter quand vous viendrez me voir, puisqu’évidemment vous êtes tous en train de regarder les billets pour mars-avril). Mais bon, il en restait des tonnes, la soirée s’est terminée à minuit et voilà. Du coup, rebelote le lendemain, et karaoké.
Alors à Vientiane et, par extension et selon ce qu'on m'a dit, au Laos, en Thaïlande et au Japon, le karaoké, c’est pas du tout un système pour se ridiculiser en toute conscience devant tout un tas d’inconnus dans un bar, sur une grande scène. Déjà, on ne se ridiculise que devant les potes, et en plus, ça se passe dans une petite salle, au premier sous-sol d’un gros hôtel, style salon avec un canapé, une table basse et une télé + deux micros. Les serveurs passent de temps en temps la tête devant le hublot de la porte pour vérifier le niveau des boissons. Y’en a aussi avec la formule bar + scène (et même + groupe live qui joue la musique, donc c’est plus vraiment un karaoké, faut juste connaître la chanson par cœur), mais c’est en général des chansons en thaï. Et pour choisir les morceaux, on a un classeur : soit des chansons en anglais, en lao, en thaï, ou même en chinois, japonais, ou coréen. Et des fois, les paroles des chansons en thaï sont sous-titrées avec une orthographe phonétique à l’anglaise, ce qui est quand même vraiment plus facile à lire… Donc c’est marrant, mais ça fait très mal à la tête très vite, vu que le son est aussi fort que si on était dans un bar et en plus, tout le monde hurle. Aïe.

Week-end à Vang Vieng

Je vous ai certainement déjà parlé de Vang Vieng, la ville où passent tous les backpackers pour remplir leurs estomacs et leurs veines de substances illicites, au milieu de paysages magnifiques et de Vang-Vienais hésitant entre la stupeur de voir leur petit coin de paradis virer au repère de drogués en sous-vêtements et le désir de leur soutirer le plus de sous possibles (et ils ont bien raison !!!)… Et ben avec les potes, on a décidé d’aller y passer un petit week-end (départ samedi matin, retour dimanche soir) à neuf, histoire de sortir de Vientiane.
Donc on part super tôt à deux voitures sur les routes zig-zaguantes…pendant deux heures… et on arrive dans notre hôtel-guesthouse cher et réservé à l’avance (avec des expats, normal…), mais des problèmes de réservation quand même (re-normal) vers onze heures (bon, ok, j’ai dit qu’on était partis super tôt, mais en fait on voulait partir super tôt, mais y’en a deux qui sont arrivés au rdv à la maison avec une heure et demie de retard, raaaaaaah), on pause les affaires, on mange, et on décide de partir pour une expédition tubing. Après une sieste, of course (on s’était levés vachement tôt, donc, bon, hein).
Le tubing, en gros, consiste à faire des kilomètres assis dans un pneu de camion, sur la rivière qui passe à Vang Vieng ( la Nam Song ). C’est une activité très prisée par le backpacker moyen et très méprisée par l’expat du coin moyen. Donc on a pris sur nous pour se jeter à l’eau.

En fait, on réserve des bouées dans un magasin, et ils nous emmènent au point de départ, à environ 10km de Vang Vieng, en pick-up. Et après, on doit se débrouiller pour arriver jusqu’à l’endroit où on a réservé les bouées. Enfin, les pneus.

J’avais encore la côte un peu cassée de ma chute sur le perron à cause du gars d’EDL, et ma potesse Vané avait un genou en vrac à cause d’un accident de moto, donc on était deux à moitié handicapées avec sept joyeux lurons qui n'avaient pas froid aux yeux, dont un qui dit qu’il sait pas nager, mais j’y crois pas, vu que je l’ai vu nager (y’a quand même des gens qui disent des choses étranges, des fois). (Oui, je me rends bien compte que j’ajoute des fois des détails inintéressants…)

Donc voilà, quand on a fini par mettre les fesses dans l’eau par le trou de la bouée, il était environ 15h30, voire 16h. Voire 16h30. Je sais plus. Mais pas tôt, quoi. On a commencé à voguer tranquilles, en remuant un peu les bras, les mains, les pieds pour démarrer, et en se laissant entraîner par le courant ensuite. Dix minutes comme ça, ou plus, et on entend de la techno horrible de loin, qui se rapproche petit à petit, avec un perchoir qui apparaît.
C’est tout simplement un bar de berge avec un perchoir (ou un sautoir ? je sais plus le mot….ah, si !!!) un plongeoir et une truc-ienne (mongolienne? tyrolienne?) pour sauter en se tenant à un fil. Non, pas une liane, un truc qui glisse. On s’arrête, parce que les casse-cou ont évidemment envie d’essayer, et on se fait pêcher comme de vulgaires poissons par les laotiens qui tiennent le mini-bar avec de la vodka et de la bière en vente au seau. Mais non non, on va juste se contenter de jouer à Tarzan, merci !

Alors après quelques youhou !!!! plouf !!! Juana ! juana ! youhouuuu ! plouff !!! allez, Reeve, vas-y !!! pas grave si tu sais pas nager, t’as un gilet !!! Youhouuuu ! plouf !!!! et des sauts à deux, et un saut périlleux, on a repris nos bouées, et on est repartis. Youhou !!!
Jusqu’au prochain bar de berge, à quelques dizaines de minutes de là, le soleil qui commençait à redescendre dangereusement, et un plongeoir avec truc-ienne très haut perché… mais alors vraiment très haut. Et un terrain de volley. Et des beerlaos. Et des tas d’anglo-saxons grassouillets, rouges, blonds, et bourrés jusqu’à la moëlle. Y’avait sûrement d’autres nationalités aussi, mais l’anglo-saxon blond et rouge est quand même très commun.
On a donc failli fuir très vite, mais les casse-cou avaient besoin d’émotions fortes, donc on a confié nos bouées à l’arrivée, commandé quelques beerlao, et ils se sont (presque) tous lancés. Ca avait l’air vraiment terrorisant, j’étais très contente de m’être cassé la côte, parce que j’aurais jamais eu le courage, déjà de monter sur l’échelle, mais encore moins de me laisser tomber dans le vide.

Vu que c’était assez long entre deux personnes et qu’il y avait plein de gens, le soleil était déjà bien bas quand on est repartis de là, avec une bouée en moins, volée par un des méchants touristes. Pfffffffffff. Et donc deux d’entre nous ont partagé une bouée, et re-vogue la galère. Mais alors là, le soleil a fini par se coucher assez vite, la rivière n’était éclairée que par la lune, c’était étrange. Y’en a trois qui sont partis devant en attrapant un courant plus fort, donc on se hurlait « Vanéééééé !!! Rourou !!!! Vous êtes où !!!! Deniiiiis !!! ». On a fini par se rattraper à un autre bar de berge où on ne s'est arrêtés que pour se venger des anglais et leur piquer une bouée, et même prendre au passage un irlandais qui s’est mis à chanter une chanson traditionnelle à tue-tête, ce qui a entraîné une décision unanime et assez rapide de l’abandonner. Surtout qu’il menaçait (pas consciemment, of course) de crever la bouée de Denis avec sa clope.
Et puis de toute manière, y’avait plein d’autres Irlandais seuls et abandonnés, ils avaient qu’à faire comme nous. C’est-à-dire qu’on faisait un gros groupe, à se tenir par les bras, les mains, les bouées, et c’était la panique totale quand un de nous lâchait (en exagérant un peu, évidemment).

Au bout de … longtemps, et de quelques « levez les fesses, rocher devant !!! », on est arrivés vers des habitations, mordus par les moustiques et émerveillés par les lucioles… petit à petit, on se rapprochait enfin de notre point d’arrivée. Qui était évidemment un des derniers avant la sortie de la ville, et qu’il ne fallait donc pas louper, si on ne voulait pas se retrouver loin de Vang Vieng, sur l'eau, au milieu des serpents et autres bêtes sauvages. Sauf que le courant était quand même assez fort, la saison des pluies venant de terminer. Des petits ont essayé de nous repêcher à côté d’un autre bar de berge sur une île, mais c’était encore trop loin de chez nous, donc on leur a demandé de nous laisser voguer, à l’affût de nos lumières. Des italiens que j’avais pris pour des suédois nous ont rattrapés et ont un peu vogué avec nous pour trouver la sortie… dans le noir, avec tout le bruit de l’eau et vu qu’on parlait en anglais, je vous assure que c’est possible de confondre un italien avec un suédois… Et là, soudain, devant nous : notre point de sortie, ouais !!!! On commence à manœuvrer pour sortir, en croyant qu’on n’avait pas pied, donc on se met à pagayer avec les mains et les pieds comme des malades, les italiens continuent leur chemin, je vois les autres qui sortent de l’eau, et avec Juana, on se fait entraîner un peu après… on pose pied à sol de rivière, c’étaient que des galets qui bousillaient les pieds… les bouées, trop grosses pour qu’on les soulève, nous entraînaient en arrière, Juana se fait attraper la main par Reeve, qui la retient, elle me tend la main, je tends la mienne, ma bouée me tire en arrière, j’ai trop mal aux pieds, je lâche. Tant pis, je prendrai la prochaine sortie.
Donc je me laisse emporter par le courant, un peu paniquée quand même, vu que la prochaine sortie est la dernière, et donc j’essaie de rattraper les italiens, en ressortant du fin fond de ma mémoire les restes de mes 7 ans d’italien (…) : « Esperan… euh… » (bon, ça a redisparu, y’a que de l’espagnol qui me vient… mais dans la panique, j’ai assuré !), et finalement j’aide une italienne à sortir d’un endroit sans courant dans des plantes avant de m’y mettre aussi et de m’en sortir toute seule… et finalement, voilà, j’arrive à sortir de l’eau au même endroit qu’eux. Aaaaaah. Soulagement.
Sauf que je suis pieds nus, trempée, sans lunettes, et que je sais pas où est mon hôtel… ma bouée plus grosse que moi à la main, je prends vaillamment la route en clignant des yeux, et je demande à des laos « Hong hèm Taven Souk you saï ? » (il est où, l’hôtel Taven Souk ?)(oui, je mets du laos histoire de crâner un peu, vu que ça a été un échec total avec l’italien). Heureusement qu’on utilise les bras et les mains pour montrer les directions, parce que je reconnais pas encore « droite » et « gauche »… et je continue mon chemin… et là, une grosse jeep m’arrive dessus, Marie en descend en bikini en brandissant « tes lunettes !! »… et voilà. Bon, Juana et Antoine sont revenus 10-15 minutes après moi, parce qu’ils étaient partis me chercher en bateau…
Quelle aventure !!!

Je passerai vite sur le lendemain, retour avec Sandrine en bus parce que Reeve et Juana voulaient prolonger d’un jour (avec leur voiture), où on a failli se faire jeter comme des malpropres sur la route parce qu’on avait donné notre billet à un gars de la gare de bus en montant, et que du coup on n’avait plus rien pour prouver qu’on avait prouver… ça s’est arrangé à coups de fil…

Bon, là, ça fait un peu long, toutes ces histoires. Depuis, j’ai commencé les cours de danse orientale (= danse du ventre avec ceinture qui fait tching tching autour des fesses), et on fait un pestacle dimanche prochain (autant dire que je vais me ridiculiser en public, avec mes pauvres 5 cours derrière moi), j’ai pris une femme de ménage (le bonheur d’avoir une maison propre sans y passer des heures par semaine… c’est la femme de ménage de mes voisines, et elle a demandé à faire des heures chez moi, alors pourquoi pas, hein…oui, je la paye, évidemment !), décoré un peu les murs avec des photos, et je bosse à plein pot…

Mon ex-coloc revient ce soir pour deux semaines pour présenter le résultat de son travail sur la Nam Song (rivière de Vang Vieng) à une conférence de la Mékong River Commission, donc ça risque pas d’être calme avant un petit bout de temps. Dès qu’elle part, j’enchaîne sur un long week-end, peut-être à Luang Prabang, je sais pas…

Voilàààà. Venez me voir !!!!

Plein de bises à tous…
Lundi 19 novembre 2007 1 19 11 2007 07:27
- Publié dans : Aventure
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Après un mois de boulot tranquillou, à fabriquer des fiches pédagogiques sur des tas de chansons que j'aime bien (et que je devrais publier sur mon site si j'arrive à bien me connecter de chez moi), j'ai de nouveau des choses intéressantes, pédagogiquement parlant, à faire:
- faire le programme et le contenu de cours de français du Secrétariat sur trois semestres pour les étudiants de la fac de français, et en travaillant avec deux autres profs que j'aime bien;
- faire le programme et le contenu de cours de remise à niveau en compréhension et expression écrite pour des profs de français qui vont suivre une petite formation de deux semaines...

Bon, ça doit pas beaucoup parler à la plupart des non-profs de FLE d'entre vous, mais voilà, je suis contente :))

Sinon, rien de très très neuf: pas de vacances à venir avant longtemps, donc pas de tourisme dans le pays, et j'essaie de pratiquer mon lao autant que faire se peut. Et ça se peut mollement, et toujours dans les mêmes contextes.

Ah si!! J'ai commencé la Capoeira avec un pote de pote qui préfère donner des cours d'initiation plutôt que s'entraîner tout seul. C'est que le début, donc ça fait un peu peur, mais ça avance déjà (quoiqu'avec des grosses cloques sous les pieds, c'est un peu doulourex en fin de séance: la prochaine fois j'y vais avec des chaussures...).


Et je recommande la lecture des livres de Jasper Fforde, l'Affaire Jane Eyre en premier, puis Délivrez-moi. C'est de la science-fiction dans la fiction, avec un peu de sciences, sur fond de magouilles politiques et de guerre de Crimée dans un monde parallèle au nôtre, avec tous les torts et retors de notre beau monde actuel passés à la moulinette...

Et maintenant, là, j'ai un pot de départ à base de Quiches Lorraines sans fromage, mais avec oignons (quiches alsaciennes, quoi?). Mmmmm!!
Lundi 30 juillet 2007 1 30 07 2007 12:34
- Publié dans : Aventure
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...ou comment le tourisme ne peut rien contre la beauté de la nature.
 Ou presque.


Comme vous le voyez sur la photo, le cadre est magnifique: des grandes montagnes plantées dans le sol style baie d'Halong sauf que c'est dans la terre... avec Laure, on a pris un guide et on a fait du trekking-escalade  - on n'avait pas été prévenues qu'il y aurait de l'escalade, et vu qu'il avait plu à baignoires la veille, c'était glissant et boueux, carrément dangereux!... mais on s'en est sorties saines et sauves (et toutes pleines de boue) - sur une montagne, pour passer de l'autre côté, où il y a des rizières et un village isolé du reste de la planète. On s'est baignées dans un ruisseau qui passait par là, avec des papillons de la taille d'un moineau qui se trempaient les pattes histoire de se rafraîchir, et retour dans la vallée de Vang-Vieng en escaladant une autre montagne... Le lendemain, on a estimé qu'on n'avait pas assez de crampes comme ça, alors on a loué un vélo et fait 24km en 2h, sur une jolie route pleine de petites descentes et de petites montées. Résultat: je n'ai pas pu descendre les escaliers normalement pendant trois jours!

Tout ça pour fuir le centre-ville totalement surréaliste: il y a une grande rue avec deux rues perpendiculaires, et tout le centre est constitué d'attrape-touristes: des guest-houses, des restaurants, et surtout - particularité de Vang-Vieng - des bars qui proposent des happy-pizzas, des happy-shakes ou des happy-teas, même, avec des touristes avachis dans des canapés à regarder des écrans qui diffusent "Friends" pour la plupart, en attendant le soir pour aller tous se bourrer la gueule joyeusement, quand ils ne passent pas la journée à descendre la rivière en tubing (grosse bouée) et à s'arrêter à tous les bars de la rivière, pour arriver à la fin du parcours totalement bourrés, avec des enfants qui les rattrapent pour pas qu'ils se laissent emporter par le courant (et ils les font payer, bien entendu, et heureusement!!!).

Donc la ville est entièrement dédiée au tourisme-mou, et Laure qui a dû y travailler pendant un mois et demi (à étudier la gestion de l'eau) ne peut plus supporter les touristes alcoolisés du type de là-bas.

C'est dommage, parce que c'est vraiment joli, autour!
Mardi 17 juillet 2007 2 17 07 2007 04:55
- Publié dans : Aventure
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En deux mots

  • aline-fle
  • : Aline
  • : France Paris
  • : Prof de FLE par envie de visiter la planète, je fais des sauts de puce de pays en pays, avec une grosse pause de deux ans au Laos. De retour en France en juin, j'enchaîne sur un tour du pays à vélo. Avant de repartir où? Je ne sais pas!

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